Aller à Nice en train, puis quitter la ville à vélo, en suivant la côte, vers cette partie d'Italie sur je ne connais pas. Et, s'il y a trop de monde, en bord de mer, je pourrai toujours me réfugier dans les montagnes !
Parfois, la Ligurie me fait penser à cette partie du Venezuela, avant d'arriver à Caracas, où la route est coincée entre l'Atlantique, et les montagnes du parc el Avile, qui montent à 2000m. Parfois, à cette course en Croatie, où nous montions à des villages à 400m au-dessus de la mer, pour redescendre au bord de criques et de villages au bord de l'eau, qui s'illuminaient à la tombée de la nuit.
Il y a des tronçons de belles pistes cyclables, notamment du côté de San Remo, et d' Imperia. Ce sont d'anciennes voies de chemin de fer, qui traversent des villes et villages, le long de la côte, bien aménagées, avec des fontaines, des bans face à la mer, des petites robes de pique-nique, et qui s'arrêtent brutalement, car il y a des travaux, ou parce que la commune suivante ne s'est pas lancée dans le projet. Alors, il faut faire demi-tour. La piste passe de part et d'autres de la voie ferrée, côté mer, côté ville, côté plage à nouveau.
Gênes a été l'une des villes les plus puissantes de la Méditerranée, avec Venise, avant que la France et l'Espagne ne montent en puissance, au XVIème siècle. C'est une ville de palais. Et le plus gros port d'Italie, l'un des plus gros de la Méditerranée. En
approchant la ville, on approche une armée de grues gigantesques qui
peuplent le port. Les portes-containers et les navires de croisière de
plus de 10 étages se croisent à l'horizon, et à l'approche des ports.
Il me faudra 1h30 pour traverser la ville.
Les plages sont parfois incroyables, mais, pas forcément dans le bon sens du terme. A bord de montagne, le relief est escapé, et les endroits où l'on peut se baigner sont rares. Dès qu'il y a 30m de plage, même si ce sont des cailloux, même s'il n'y a que 5m de large, les gens s'y installent pour se baigner et bronzer, et, souvent, un restaurant privatise l'endroit, pour faire payer l'accès, mais avec des parasols à disposition ! et propose une terrasse ombragée le long de la falaise, où les touristes peuvent se restaurer.
Après Gênes, je roule en bord de falaise, de criques en criques, de port en virage de crêtes, au milieu de villas entourées de parcs arborés, d'un vert magnifique, où se mélangent des pins, des palmiers, des feuillus et des rampants. Je suis au pays des ponts, ponts qui enjambent les vallées, survolent les villes, dominent les rivières, et côtoient les clochers.
On ne se rend pas compte, vu d'en haut, comme certains bâtiments sont grands, vus d'en bas.
Les figues de barbarie ont moins d'épines qu'au pays catalan. Mais, elles en ont... J'ai cueilli des figues sauvages. Pris une bière dans un bar en bord de falaise, au-dessus de Vernazza, et profité des vins restaurants de Levanto. A Monterosso, comme à Levanto, j'ai trouvé d'excellents endroits pour poser mon hamac, avec vue sur la ville et la mer, malgré le mauvais temps.
Menaces d'orage... Il tombe quelques gouttes, les gens s'enfuient, les rues se désertent, et les surfeurs sont sortis, pour profiter des vagues que le vent a apportées.
Des tunnels, et encore des tunnels... De Levanto à Framora. Il y a des tunnels pour les trains, des tunnels pour les voitures, et des tunnels pour les vélos, dans ce pays escarpé où il y a souvent des rochers et la mer qui s'étaient en remparts entre les cités et villages.
Prendre un café, et encore un autre, un peu plus loin. Oublier de se dépêcher. Laisser passer le temps. Lire. Regarder autour de soi. Rêvasser. Le café-croissant ("brioche") ne coûte pas cher, en Italie : seulement 3€. Je vais recommencer.
A Levanto, au bord des places, il y avait des arbres à câpres. A Menton, ce sont des citronniers. Il y a là la fête du citron. Depuis 1671 un magistrat des citrons veille sur le cœur et le commerce de ces fruits. On trouve toute sortes d'agrumes, et de vendeurs de confitures, ou de limoncello.
J'ai pris une bière avec vue sur la douane. Je suis de retour en France.
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| Une église presque typique |
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| On approche le port de Gênes, le plus gros d'Italie |
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| Au pays des falaises, tout ce qui peut ressembler à une plage est rentabilisé |
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| On arrive à Gênes, dans les villes pleines de ponts |
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| Plage et port à la fois, en bord de falaise et de ville |
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| Le soleil se couche, sur le sentier qui longe la mer et le chemin de fer |
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| On avance de port en port, de montagne en montagne |
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| "Ze" place to prendre des photos, il y a la queue ! |
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| Les cinq terres, ces villages coincés entre la falaise et la mer |
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| Une fête médiévale au village |
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| Vive le vélo ! |
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| L'église de Levanto |
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| L'orage, les vagues... Levanto, terre de surf. |
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| Prêt pour l'orage ! |
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| Les Italiens adorent les autocollants... Au point sur certains panneaux devient illisibles |
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| Un cloître du moyen-âge, reste d'une église détruite pour bâtir une banque. Juste à côté de la maison de Christophe Colomb, le p'tit gars du pays parti chercher la tour des Indes. |
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| Les palais de Gênes |
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| Il y a quelques bancs décorés sur le chemin |
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| Belles lumières sur la piste cyclable |
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| Les palais du littoral |
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| Un parc pour pique-niquer |
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| Menton, ville de citrons |
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| Menton vu d'en haut. Le château qui dominait la ville a été réaménagé en cimetière. |
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| Les ruelles, toujours étroites, pour faire de l'ombre et garder la fraîcheur l'été. |
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| Nice, et les fesses de Neptune |
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| Derrière Nice, le baie, les Alpes, et les lumières du soir. |
Bref, bonnes nuits !
Fabs
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