Madrid - Aix-en-Provence à vélo

juin 2011
Salut Tous!

C'est bon, je suis revenu vivant, presque indemne et carrément dans les temps d'Espagne!

Après avoir fait un détour par Londres, en eurostar, le 28 mai, pour le mariage de ma cousine Elise, je suis arrivé à Madrid par avion le dimanche soir, où j'ai été accueilli par Dorian (Tout le monde connaît Dorian: c'est un ami de lycée). J'ai visité Madrid lundi, Tolède mardi, et je suis parti fièrement sur mon vélo, pour retourner en France. Petit hic dès le départ: la gaine de transmission de vitesses a été abîmée dans la soute de l'avion (merci easy-jet), et la moitié des vitesses ne passaient pas... embêtant quand on veut traverser les Pyrénées. J'ai réussi à bidouiller, et je m'y suis habitué en à peine deux jours. Deuxième hic dès le départ: il y avait un vent incroyable qui venait du Nord. Pendant deux jours, j'ai eu l'impression de faire du sur-place. Heureusement, le troisième jour, le vent s'est calmé. J'ai approché des Pyrénées. Et il s'est mis à pleuvoir. Trop pressé de quitter les montagnes, sans doute, je me suis vautré dans une descente (papa, maman, ne vous inquiétez pas, je ne me suis pas fait très mal, je ne suis même pas allé à l'hôpital; de toutes façons, je n'avais pas le temps: il était déjà 18h et je n'avais pas fini mon étape).

A partir de Carcassonne (que je n'ai pas visitée pour cause d'averses), les choses ont commencé à s'arranger: un vent puissant s'est levé, qui venait de l'Ouest (j'allais vers Aix-en-Provence): j'ai eu l'impression de faire du char à voile jusqu'à Béziers! A partir de Béziers, il s'est arrêté de pleuvoir, les nuages ont commencé à partir; j'ai eu un temps magnifique, et toujours un vent de face (un peu moins fort: il fallait que je pédale pour avancer) en arrivant à côté de Montpellier. J'ai eu largement le temps de visiter Arles et les Baux de Provence.

Petit hic avant d'arriver: plus de batterie pour l'appareil photo au début de ma visite d'Arles (je me suis acharné à avoir une image nette d'une tapisserie dans une église sombre...). Du coup, je n'ai pas de photo des arènes et de l'amphithéâtre d'Arles, ni des petites rues d'Aix-en-Provence ou du cabanon de Totophe, près des gorges du Verdon, et surtout, aucune photo des Baux de Provence, qui est l'un des plus beaux villages qu'il m'a été donné de visiter (sur un sommet de la chaîne des Alpilles, un village médiéval que l'on n'aperçoit qu'une fois arrivé tout en haut, puisque la pierre blanche des maisons est celle des massifs alentours). Deuxième petit hic avant d'arriver: j'ai perdu une pédale et je me suis brutalement retrouvé à zigzaguer sur la route. (J'ai réussi à réarrimer la pédale, je n'ai pas fait les 50km qui me restaient en zigzaguant.)

J'ai donc fait une arrivée triomphale à Aix-en-Provence le vendredi, 10 jours après mon départ de Madrid, sous le soleil et poussé par un vent favorable. J'avais tellement bonne mine que mon oncle Totophe m'a dit, dès qu'il m'a vu: "Toi, tu as la tête d'un mec qui fait des kilomètres!". Comme les voyages forment la jeunesse, je pense qu'il voulait dire que j'avais l'air jeune, et que cela n'avait rien à voir avec mes yeux cernés, les traces noires de crasse sur mon visage et mes cheveux mal lavés.

Ce merveilleux périple à travers l'Espagne et le sud de la France a été pour moi une expérience très enrichissante. Outre les nombreux paysages qui resteront à jamais gravés dans mon coeur, marqués du sceau éternel de l'émotion (c'est-à-dire tous les paysages qui n'étaient pas cachés par les nuages), j'ai pu apprendre que l'Espagne est un pays froid (je devais mettre ma polaire dès que je m'arrêtais de pédaler) et pluvieux (j'ai eu du mal à voir les montagnes entre les gouttes de pluies); j'ai aussi pu apprendre qu'il ne faut jamais mettre sa serviette à sécher sur un cactus, même quand il y a beaucoup de vent, et même quand on a l'impression qu'il n'y a pas d'épines sur le cactus (les petites épines sont les pires: elles s'incrustent par centaines, et, quand on veut les retirer, elles cassent); et j'ai découvert à Tolède el Greco, qui a peint dans la cathédrale une série de portraits de Djokovic, à la fin du XVIé siècle.

Voili, voilou; je me prépare psychologiquement à reprendre le boulot mardi (après la vie sauvage, ça va me changer), et j'ai ma dernière compèt' de judo de la saison dimanche... je vais être bien préparé!

Bises à toutes et tous, et à bientôt,

Fabrice



N.B. : Au fait, je vends une serviette de bain, petit format, hyper absorbante, presque comme neuve. Prix à débattre.

N.B. : Messages persos:

Chère famille, les photos du mariage d'Elise suivent, je vous les envoie incessamment sous peu (ou un peu plus tard...).

Matthieu, si tu veux faire un périple de type "wild-life" d'une quinzaine de jours au mois d'octobre, à vélo ou à pieds, il n'y a pas de problème, je suis partant! Reprécise-moi juste l'année où tu es disponible (je crois que c'est 2013 ou 2014), et tes desideratas de destination... Si tu ne veux pas prendre l'avion, on peut aller en car jusqu'en Europe de l'est; sinon, l'Extrême-Orient me tente bien (Indochine ou Mongolie).

Sébastien: " L'abri au chasseur violet te parla dans une lanterne, que les amours comprirent", je répète "La brioche à sueur violette part, la dent, une lointaine queue, les âmes, ours cons, prirent".

Antoinette, j'aimerais que, tuant les vieux tarots bêtes, et fais ce son bien rond d'été, s'enferme congelé carré, Sèj 2 vit un fou. Je répète: je sais que c'est un peu tiré par les cheveux


 Les indignés de la puerta del Sol

 La magnifique gare de Madrid

 Fabrice à Tolède

Dorian et Fabrice à Tolède

 Le château du Cid

Des nuages

 La grand'place de Tudela

La Castille est envahie par les éoliennes !

 Paysage aride de la région de Tudela

Un lac de montagne surplombé d'un gros nuage

 Un village de montagne, et le même nuage

Le col de Fadas

 Les prairies en Ariège

Les écluses de Fonséranes, près de Béziers

 Aigues-Mortes

Un bon endroit pour planter la tente, près de Montpellier

Arles

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire